J’aime confectionner des sacs, depuis toujours je crois… Le tout premier sac que j’ai fait, j’avais 12ans. (C’était en 1972, pour vous donner une idée de ce qu’on voyait à l’époque). Je m’en souviens très bien. Il était fait au crochet, couleur vert vif, avec des fleurs en laine recousues dessus. Et il a eu son petit succès car une de mes copines a voulu le même. Elle a acheté les fournitures et je lui ai fait son sac vert fleuri. C’est amusant de voir remonter ce souvenir…
Allez, encore un petit retour en arrière dans ma mémoire : avant ça, j’étais en CM2 donc 10/11 ans. La maîtresse nous avait fait découvrir le macramé. A l’époque, c’était le « fameux sac en ficelle »… Pas de la corde en coton agréable au toucher comme on fait aujourd’hui, non, mais vraiment de la ficelle, qu’on appelait Sisal je crois, très rêche, et qui faisait bien mal aux doigts pour serrer les nœuds. Donc mon tout premier sac, j’avais 10 ans !!!
Dans le mot sac, je mets aussi les trousses, pochettes, etc. Bref, tout ce qui permet de contenir quelque chose, soit pour les ranger, soit pour les transporter.
J’ai très vite fait les trousses d’école pour mes enfants : quand la liste des fournitures scolaires demandait un double décimètre (et la maîtresse qui précise que le double décimètre doit vraiment faire 20 cm…) et que les trousses du commerce étaient trop courtes pour y ranger une règle de 20 cm… A chaque période de vacances scolaires, les trousses passaient à la machine à laver… Et c’était parfait comme ça. L’enfant avait vraiment une trousse unique, personnalisée à son gout.
Comment je démarre ?
Plusieurs questions arrivent :
A quoi va servir ce sac, cette trousse ou cette pochette ? choix des dimensions.
A qui est destiné ce sac ? choix des couleurs, des matières.
Quels tissus j’ai envie d’utiliser ? recyclage ou tissu neuf. Patchwork ou non.
De quelle quantité de tissu j’ai besoin ?
Combien de poches ? Extérieur et intérieur.
Quel tissu pour l’intérieur ?
Le sac sera-t-il fermé ou restera-t-il ouvert, style « tote bag ». Vérifier la longueur d’une éventuelle fermeture à glissière.
Comment sera porté le sac ? Choix des poignées ou sangle.
Quand j’ai une réponse à toutes ces questions, je me lance.
Un rapide schéma sur papier, pour avoir toutes les dimensions bien visibles.
Si je fais un patchwork, ça va être la toute première étape. C’est-à-dire créer mon tissu pour l’extérieur du sac. Cette étape est parfois un peu longue. J’aime utiliser toutes les petites chutes de tissus de mes précédents ouvrages pour faire ce nouveau patchwork. Souvent j’y ajoute un autre tissu, plus grand, pour avoir comme un fil d’Ariane dans ce nouveau patchwork. Une teinte spécifique qui lie l’ensemble.
Dans cette étape, il faut aussi penser aux poignées du sac : j’aime qu’elles soient faites dans le même tissu. Je les renforce alors avec une sangle, visible (avec une sangle un peu large) ou non, cachée à l’intérieur des poignées (avec une sangle plus étroite).
Puis je commence mon assemblage.
Monter l’extérieur du sac. Ça donne une idée du volume final. Est-ce qu’il correspond aux choix du départ. C’est intéressant de se poser cette question. On peut toujours agrandir ou rétrécir à ce stade.
Quand toutes les dimensions sont ok, je vais vers la doublure.
J’aime toujours avoir une poche fermée par glissière à l’intérieur du sac. C’est à faire avant le montage de la doublure.
La doublure construite, c’est en général, exactement la même forme que l’extérieur du sac, on peut alors assembler les deux. Sans oublier le montage des poignées et d’une éventuelle fermeture à glissière qui se fait juste avant cet assemblage.
Et voilà, mon sac est terminé.
Une petite célébration, histoire de bien ancrer la naissance de ce nouvel ouvrage qui est une part de moi.
J’essaie de penser à prendre quelques photos, mais parfois j’oublie, puis le sac part vers son destinataire pour vivre sa vie en d’autres compagnies que la mienne…
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Je me ferai un plaisir de vous lire.