Le sac de transport pour le tambour d’Anaïs

Cheminement de mes idées pour la création d’un sac à tambour

Un jour, Anaïs me demande si je peux lui faire un sac pour le transport de son tambour.

Mon cœur s’emballe direct !!!

Ce que ne sait pas encore Anaïs, c’est que lorsqu’elle nous a dit qu’elle s’était offert un tambour pour ses 40 ans, j’ai tout de suite pensé au sac. Mais je ne lui ai pas posé la question qui me démangeait : as-tu un sac pour transporter ce tambour car je pourrai éventuellement en faire un ?

Et voilà que, quelques mois plus tard, elle m’en fait la demande ! La vie est vraiment magique !

(Quand il y a eu cet élan, l’an dernier, de créer la boutique « Les Fantaisies de Mamie Flom », Audrey m’avait parlé de cette idée de sac de transport pour le tambour. Comme quoi, l’idée était restée, quelque part dans ma tête…)

Donc, bien sûr que j’ai tout de suite dit OUI à Anaïs.
Elle avait envie d’un sac « unique », parfait, c’est ce que j’aime faire.

Puis sont arrivées les questions classiques pour la création d’un sac : les dimensions, comment porter le sac (à la main, en bandoulière ou en sac à dos), quelles couleurs, etc…

Puis mes réflexions se mettent en route : quel motif pour rendre ce sac unique ?

J’ajoute alors une question : as-tu un animal totem ? La réponse est : oui, le faucon. OK.
Et là, panique totale : comment je fais pour représenter un faucon sur son sac ?????

« Non, je vais laisser tomber cette idée de faucon, c’est beaucoup trop compliqué », ça c’est que me dit mon mental. Mais, je n’ai pas bougé, j’ai observé mes pensées, j’ai laissé mon mental s’agiter librement, puis, tranquillement, tout s’est apaisé, mes idées sont devenues claires et précises. Je pouvais m’y mettre.

J’ai cherché des photos de faucon, pour bien m’imprégner de l’image de l’animal.
J’ai ensuite cherché des dessins de faucon pour m’aider à représenter cet animal simplement. (Perso, je ne suis pas très douée pour dessiner, j’ai toujours besoin d’aide).

Puis je me suis lancée, comme je le faisais il y a 20 ans : décomposer le dessin pour le rendre réalisable en couture. Et j’y suis arrivée !

En deux jours seulement, le patron pour « couture sur papier » était réalisé. Ce fut 2 jours intenses, j’étais complètement absorbée par mon activité à l’ordinateur, mais pas du tout fatiguée. J’ai même été impressionnée par la facilité que j’ai eu à faire cet exercice. J’ai senti que c’était vraiment ce que je devais faire à ce moment précis.

Ensuite, j’ai pris du papier épais, un peu raide, et j’ai dessiné un cercle de 45cm de diamètre. J’y ai ajouté une bordure de 8,5 cm de haut que j’ai collé tout autour de mon cercle. Voilà, ça représente de volume du tambour. J’ai besoin de voir ce volume pour me rendre compte du sac que je vais créer.

Ma prochaine étape sera de faire la liste des fournitures nécessaires : les différents tissus, les molletons, fin et rigide, les fermetures à glissière, la sangle pour les poignées.

Le plus difficile, à ce stade, c’est le choix des tissus pour que le motif soit beau. Je ne cherche pas à ce que le faucon ait les vraies couleurs d’un faucon réel, tel qu’on le trouve dans la nature. J’aime au contraire créer différemment.
Je ne sais pas du tout vers quels tons je vais me diriger car Anaïs ne m’a pas donné de restriction au niveau des couleurs. Elle m’a juste parlé des tons violet et rose soutenu qui sont les couleurs des « fils » de son tambour.

Voila, j’ai choisi mes tissus. J’en achète plus que nécessaire pour être sûre de ne pas manquer. Ça me permet de générer des chutes pour d’autres créations, mais surtout d’avoir du choix. En effet,  y a deux couleurs que je n’ai finalement pas utilisées pour ce sac, elles ne s’accordaient pas aussi bien que j’avais imaginé en achetant.

Je peux maintenant démarrer ma création :

La couture du motif, le faucon.
Toujours une petite appréhension au démarrage.
Je commence par une zone facile, le bas du motif, comme pour me rassurer…

Et comme tout se passe bien, j’avance tranquillement dans la confection du faucon.

Le voilà entier.
Manque encore une petite broderie en fil noir pour dessiner l’œil. (C’était vraiment trop petit pour que je le fasse en couture tissu.)

Oh que je suis fière de moi !

Une bonne séance de repassage pour mettre à plat toutes les coutures. Et oui, dans ce genre de réalisation, les coutures sont très nombreuses.
A propos de repassage, je me souviens d’une fois où une dame disait « Mais franchement, qui aime faire le repassage ?». J’avais répondu « moi » fièrement : en effet, en couture, le repassage est un précieux allié. C’est une étape indispensable: écraser les coutures, bien placer les différents morceaux de tissus, etc.

Prochaine étape pour mon faucon : le déposer sur un cercle de molleton « rigide », ce qui donnera de la tenue au sac fini. Puis faire les piqûres de matelassage. Ca permet de maintenir le tissu bien en place et aussi, et surtout, de donner un certain relief au motif. Les piqûres peuvent suivre les formes, ce qui j’ai fait pour tout le faucon, le tour du corps, des ailes, de la tête,  ou dessiner d’autres relief, ce que j’ai fait tout autour du faucon, comme des rayons de soleil.

Bon, ok, la face avant du sac est finie. Mais ce n’est pas tout…  ce sac est composé de deux faces et d’une bande d’épaisseur sur laquelle viendra s’insérer la fermeture à glissière.

Pour la deuxième face, sur laquelle j’ai choisi de mettre une grande poche, le motif est plus simple, en forme de rayonnement, reprenant toutes les couleurs qui ont servi au faucon.

Une bande de tissu, rappelant la couleur de la branche, permet de cacher la fermeture à glissière, pour plus de confort lorsque le sac est porté à l’épaule, et que la fermeture se trouve donc contre le corps.

Pourquoi une poche ? C’est juste parce que je ne conçois pas un sac sans poche. Quelque soit l’usage du sac, la taille du sac, je fais toujours au moins une poche. C’est une de mes fantaisies…

Pour la bande d’épaisseur du sac, j’ai repris toujours les mêmes tissus mais avec un motif différent, qui rappelle la forme ronde du tambour, et donc du sac. Ce sont des quarts de cercle dans les tons violet.

Je fais deux bandes, l’une un peu plus courte que l’autre qui restera entière et fera le fond du sac. La seconde, plus longue, sera coupée en deux sur toute sa longueur et je couds la fermeture à glissière entre ces 2 morceaux. Cette technique permet d’avoir une « continuité » du motif tout autour du sac.

Après avoir créé ces différentes pièces, j’avoue que j’ai laissé passer un jour ou deux avant de me lancer dans le montage final.
C’est une opération un peu particulière lorsqu’il s’agit de coudre en rond, avec en plus l’épaisseur de molleton… J’ai pris mon temps. Surtout pas de précipitation, j’avance tranquille et tout se passe bien. OUF !
Et bien sûr, j’ai pensé à glisser les sangles dans la couture finale…
Ben oui, un sac, il faut pouvoir le tenir, sinon, aucun intérêt !!!
Anaïs souhaitait pouvoir porter son tambour à l’épaule. J’ai donc créé deux sangles suffisamment longues (elle a mesuré sur elle la longueur de sangle qui lui convenait). J’ai utilisé de la sangle en coton bien solide que j’ai recouvert du même tissu que le sac.

Et j’ai ajouté l’option « portage à la main » avec deux petites poignées violettes que j’ai cousues sur la bande d’épaisseur.

Je couds ensuite la doublure. Avec le molleton rigide, j’ai choisi de coudre la doublure séparément, à la main. Je me sentais plus à l’aise de cette façon.

. J’ai utilisé un tissu uni auquel j’ai ajouté un molleton fin. J’ai fait des piqûres de matelassage en losange.

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Et la mailloche, alors, je la transporte comment ???
Franchement, au début, j’avais imaginé qu’elle serait dans le sac, directement à l’intérieur du tambour. Mais non, Anaïs pensait la mettre à part. Donc, soit elle la glissera dans la grande poche, soit elle utilisera ce petit sac à part : Avec les restes des tissus, j’ai trouvé de quoi reprendre le même motif que pour la bande d’épaisseur

Non, non, ce n’est pas pour un parapluie !!!
J’ai prévu une sangle fine dans laquelle on peut glisser une des grandes poignées du sac.
La mailloche se trouvera ainsi posée sur le dessus du tambour et ne pourra pas tomber.

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Je me ferai un plaisir de vous lire.

Cet article a 2 commentaires

  1. Rau Nathalie

    C’est super de nous partager tout le processus de création.
    Ce sac est vraiment magnifique 😍.

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